DOIT-ON EN ATTENDRE UN AUTRE ?

DOIT-ON EN ATTENDRE UN AUTRE ?

D’après les lectures du 3º dimanche de l’Avent Is 35, 1-6a.10 Ps 145 (146) Jc 5, 7-10 Mt 11, 2-11

La question que le Baptiste fait poser par ses disciples en les envoyant à Jésus est purement pédagogique, afin qu’ils cessent d’être à sa botte et deviennent maintenant disciples du Messie. En admettant que Jean avait connu Jésus enfant, l’un et l’autre dans le ventre de leurs mères respectives (!), si l’Évangile nous raconte cela, c’est plus vrai que vrai, pas forcément à prendre littéralement. Pourtant, le quatrième Évangile fait affirmer par le Précurseur : « Et moi, je ne le connaissais pas. Mais Celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint. » Et moi, j’ai vu et je témoigne que celui-ci est l’Élu de Dieu. »

Depuis vingt siècles, et même si elle est parcourue des scandales d’abus ou d’incuries injustifiables commis par ses membres, la sainte Eglise est bel et bien le lieu où, depuis Pâques et la Pentecôte, les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent et les morts ressuscitent ! A nous de savoir si nous voulons en attendre un autre que Celui dont l’Eglise est le Corps et dont nous sommes les membres. En retour, le Christ atteste que Jean le Baptiste est le plus grand des enfants de la première Eve : né de la nouvelle Eve, le plus petit dans le royaume des Cieux est infiniment plus grand que lui. Le Christ en son Corps qui est l’Eglise est en croissance…

Les magasins rutilent et clignotent, le grand commerce de Noël est commencé depuis trois semaines ! Durant l’Avent, l’Eglise en ses fidèles attend la venue du Christ en gloire, dans la vive conscience que Celui qui est sa Tête est déjà venu et qu’il reviendra, parce qu’il est là !

P. Antoine Baron

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