DES BREBIS BÊLANTES ?
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DES BREBIS BÊLANTES ?

Au sein du grand troupeau humain, le critère qui permet de discerner les brebis que le Père donne au Christ, c’est qu’elles écoutent sa Parole. Elles le reconnaissent comme leur berger ; il les reçoit de son Père avec qui il fait UN. Même si beaucoup d’interférences brouillent aujourd’hui la réception, il est surprenant de le constater : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

En bêlant paisiblement, le grand troupeau dévale la pente vers un à-pic en chute libre dans le gouffre de la mort. Subitement, voici un agneau qui, courageusement, remonte le flux à contre-sens en disant : « Pardon, pardon ! ». L’Agneau de Dieu, immolé mais toujours vivant, siège désormais sur le Trône de l’Esprit Saint. Son Père ? « Nul n’a jamais vu le Père » (il n’a pas de corps), mais « Qui m’a vu a vu le Père » : « Le Père et moi, nous sommes UN. »

De cet Agneau-là, nous sommes disciples, le recevant comme notre Pasteur : il nous conduit à la vie : la Vie plus forte que la mort. Juifs ou païens, riches ou pauvres, quelles que soient nos provenances raciales ou culturelles, chacun se découvre aimé comme l’unique, parce qu’il a accueilli dans la foi la Bonne Nouvelle que le Parlant d’éternité a confiée à son Verbe fait chair dans le Souffle de Vie.

P. Antoine Baron

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