LA BANDE DES VAUTRÉS

LA BANDE DES VAUTRÉS

A juxtaposer Paul écrivant à Timothée et Amos prophétisant pour Israël, on obtient cette formule incisive et décisive : Empare-toi de la vie éternelle, car la bande des vautrés n’existera plus. Encore faut-il ne pas attendre qu’il soit trop tard ! Ce n’est pas d’abord de bienfaisance qu’il s’agit, mais bien de foi et d’espérance en la résurrection des morts. Dans l’Evangile, seule parabole où le personnage principal ait un prénom, les chiens sont plus attentifs ici-bas au pauvre Lazare que le riche anonyme ; tandis que Lazare, là-haut, trouve place tout près d’Abraham, alors que le riche mis en terre est tenaillé à distance par une soif inextinguible.

Depuis son infernale fournaise finale, il persiste à vouloir ‘larbiniser’ Lazare, mais le gouffre s’avère infranchissable. Trop tard ! Pensant à ses cinq frères aussi endurcis que lui, il veut que Lazare soit revivifié pour aller les prévenir ! Peine perdue : s’ils refusent de croire au Premier Testament, quelqu’un pourrait bien ressusciter le Dimanche de Pâques qu’ils ne seraient pas convaincus. Aujourd’hui, sous l’inflation dévorante des festins du capitalisme athée, la messe dominicale est délaissée : le Lazare contemporain s’appelle… Jésus.

P. Antoine Baron

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