L’ÉCOUTER POUR LE VOIR UN JOUR

L’ÉCOUTER POUR LE VOIR UN JOUR

Abraham demande : « Comment vais-je savoir que j’aurai la terre promise en héritage ? » Dieu transfigure nos actes de foi et valide nos sacrifices en signature d’alliance. Echo chez Paul : Comment être sûr que la résurrection finale est déjà en jeu dans nos vie de baptisés ? Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux. Bijou d’orfèvrerie rédactionnelle, l’évangile de la Transfiguration absorbe son lecteur dans la lumière de gloire et pourtant dans la nuée obscure. Trans-géographique (le Thabor en Galilée, ou bien le Mont des Oliviers dominant Jérusalem ?) et trans-historique (la fête juive des Tentes en automne, ou bien la promesse de la fin de l’Exode ?), il invite à écouter le Messie, gloire d’Israël et Lumière des nations, donné en Jésus comme Verbe de Dieu sous l’ombre de l’Esprit.

La gloire de Jésus, qui rejaillit sur Moïse et Elie comme la résurrection éblouissante depuis le matin de Pâques, transfigure désormais la Loi et les Prophètes. Elle ne nous est accessible que sous la nuée obscure du don de l’Esprit qui anime l’Eglise depuis la Pentecôte. « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Mais à entendre !!! La voix du Père désigne Jésus comme le Fils unique et bien-aimé, choisi comme porte-parole et héraut de sainteté. Si je veux voir le Christ de gloire au terme, il me faut l’écouter maintenant comme Parole vivante du Père émise dans le Souffle de sainteté : dans l’Eglise, il appelle chacun à la conversion.

P. Antoine Baron

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