LE PSAUME 117

LE PSAUME 117

Lors de la fête juive des Tentes célébrée en automne, pour se préparer à accueillir le Messie au terme du nouvel Exode, on passait huit jours sous la tente (soukka). Le psaume 117, qui fait partie du grand Hallel (Ps 113-118), était psalmodié par la foule, au cours d’une procession nocturne avec des torches montant de Gihon-Siloé jusqu’au Temple pour y verser l’eau lustrale sur l’autel. Chacun portait un rameau (le loulav tressant quatre branches de cédrat, dattier, myrte et saule).

Sur les pentes du mont des Oliviers, fin mars de l’an 30, suite à la résurrection de Lazare à Béthanie, les petites gens agitant leurs rameaux ont acclamé le rabbi galiléen en chantant : « Hosanna ! » Le prophète Zacharie avait annoncé le signe du petit âne (cf. Za 9, 9). Sûrs qu’il s’agissait du Messie attendu, ils lui ont réservé une liturgie de Soukkot improvisée, afin de le conduire impunément jusqu’au Temple.            

Ce psaume, désormais repris chaque Dimanche dans la Liturgie des Heures, marque le Dimanche des Rameaux et de la Passion : « Rameaux en main, formez vos cortèges jusqu’auprès de l’autel » ; « La pierre qu’on rejeté les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ». Oui : « Hosanna ! » Donne la victoire, donne le salut, sauve-nous !

P. Antoine Baron

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