PARLER EN PARABOLES
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PARLER EN PARABOLES

Puisque rabbi Jésus se révèle un maître en paraboles, Luc fait entrer son lecteur dans un récit de somptueuse orfèvrerie rédactionnelle. Un homme, une femme ; un père / cent pièces de bétail, dix pièces d’argent ; deux fils / joie des anges pour un seul converti sur cent ou sur dix ; joie du père pour un seul converti sur deux. La conversion ? 1/100 et 1/10 ; 1/2 ! La joie de cet homme ou de cette femme pour la chose perdue et retrouvée ouvre le lecteur-auditeur à la joie du père retrouvant son fils.

Face à l’endurcissement de l’aîné refusant d’entrer, la conversion du puîné a beau être plus motivée par la faim que par l’affection, le père le restaure dans son identité filiale et l’accueille en pure grâce au festin de la nouvelle Alliance. Après l’exil à Babylone ( 587-516 av. J.-C. ), Israël a eu beau revenir à Jérusalem, son cœur n’était pas vraiment converti. Pendant cinq-cents ans encore, Dieu attendait de pouvoir lui offrir son Fils en partage comme le veau gras du banquet messianique.

Tandis que le peuple et le monde s’endurcissent, les disciples du Christ, Juifs ou païens convertis rassemblés aujourd’hui en Eglise, réalisent que leur conversion n’est pas vraiment terminée. Par pure grâce, Dieu, le Père de Jésus, achève notre interminable conversion en nous faisant entrer dans la joie du Royaume et partager l’exultation des anges. “ Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ” : joie de l’Evangile, bonne nouvelle du Salut !

P. Antoine Baron

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